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Médecine

Assistance médicale à la mort délibérée : le Cnom engagé

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communiqué du conseil national de l'ordre des médecins

L’interpellation dramatique et médiatisée de Chantal Sébire, femme atteinte d’un mal incurable, qui souffre et demande à mourir sans déchéance ne peut qu’avoir ému le Conseil national de l’Ordre des médecins.


Acteur de l’évolution de la société, responsable devant elle de la qualité des soins, garant de la relation médecin-patient, le Cnom a largement contribué à la récente évolution législative dite Loi Leonetti et a fait évoluer les articles 37 et 38 du Code de déontologie médicale qui fixent l’accompagnement du mourant et l’absence d’acharnement thérapeutique.

Le médecin doit individuellement conserver la liberté de sa conscience et ne peut avoir droit de mort, pour autant le corps médical ne peut occulter son engagement dans les drames de la vie dont la mort fait partie. Il ne peut toutefois agir que dans le cadre défini par la société et la Loi, dans le respect de la personne responsable d’elle-même, libre, clairement et loyalement informée.

Le Cnom continue sa réflexion quant aux situations auxquelles la Loi Leonetti ne répondrait pas et entend participer activement aux débats qui seraient engagés dans les prochaines semaines et contribuera à l’éventuelle évolution législative qui en découlerait.

Cette réflexion doit se faire au-delà des passions pour conduire à ce qui relève d’un véritable choix de société.
source : http://www.conseil-national.medecin.fr/