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Rapport LMD Paramédical : Des demi-mesures qui vont dans le mauvais sens !

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Communiqué de presse FNEK, Paris, le 10 octobre 2008
 

L'IGAS et IGAENR ont remis mardi 7 septembre 2008 aux Ministres Madame Bachelot-Narquin, Madame Pécresse, Monsieur Woerth et Monsieur Santini un rapport, attendu de longue date, sur l'intégration des filières paramédicales au système LMD (Licence-Master-Doctorat).

En prenant en compte l'extrême variabilité entre les différentes formations abordées (sage-femme et paramédicales), le rapport cherche à rendre possible l'intégration de ces filières au système LMD, à ouvrir un accès à la recherche et à permettre l'intégration à l'université tout en évaluant l'impact financier. Il pourrait répondre sur ce point aux attentes des étudiants.

Néanmoins, la FNEK, Fédération Nationale des Etudiants en Kinésithérapie, adhérente à la FAGE, estime que l'IGAS et l'IGAENR restent totalement aveugles aux attentes et aux propositions des étudiants et des professionnels masso-kinésithérapeutes et que le rapport va à l'encontre de l'évolution de la profession dans le monde.

En effet, alors que la formation de masseur-kinésithérapeute s'effectue au minimum en 4 ans (un an préparatoire au concours d'entrée et trois en institut), le rapport ne propose qu'un grade de licence professionnelle. L'année de sélection ne serait alors pas reconnue. La FNEK demande un niveau de sortie d'étude à master 1 d'autant plus légitime qu'il correspond à la réalité de la profession de masseur-kinésithérapeute.

La problématique de la sélection en Institut de Formation n'est pas abordée. Même si le modèle de l'ISTR de Lyon est cité, il n'est fait nulle part mention de cette année de sélection. Nous rappelons que deux tiers des instituts dont l'ISTR sélectionnent par la PCEM1, et que nous préconisons la généralisation de cette forme de recrutement et l'entrée de la filière de formation en masso-kinésithérapie dans la L1 santé.

La Licence professionnelle n'est proposée seulement que pour la troisième année de masso-kinésithérapie. On ne peut que s'étonner de cette demi-mesure qui créera un système en perpétuel décalage face aux attentes de la société par manque d'adaptabilité.

De plus, il est impossible de parler de mobilité étudiante au sein d'un espace européen de l'enseignement supérieur en promouvant une licence professionnel. Le système reconnu et adopté au niveau européen étant le système ECTS (European Credits Transfer System), la Licence professionnelle, basée sur le système ECVET, revient à cloisonner les étudiants dans un système de crédit non reconnu par tous.

Enfin, pour envisager l'intégration universitaire, le conventionnement avec l'Université est la solution, pour l'IGAS et l'IGAENR, la plus simple mais l'adossement de la recherche, la révision quadriennale du programme de formation, la condition des étudiants (démocratie étudiante, accès aux bourses du CROUS) restent en suspend. La filière de masso-kinésithérapie nécessite une mise en cotutelle Ministère de la Santé – Ministère de l'Enseignement Supérieur (déjà actée dans la synthèse des EGéOS) et une intégration pleine et totale à l'Université.

Nous espérons que le gouvernement saura faire fis de ce rapport. Dans le cas contraire, la FNEK et les étudiants en masso-kinésithérapie sauront prendre leurs responsabilités et réagir en conséquence.

 
Contact :
Philippe Loup, Président   06.32.64.96.48
Sébastien Mateo, Vice Président en charge des études    06.67.27.96.75