Liens connexes

Annonces Google

Historique

historique de la profession sage-femme

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEmail

Depuis l'Antiquité

Historiquement, la profession de sage-femme (midwife/midwife nurse en anglais) aura été une des rares dominée par des praticiennes. Depuis Agnodice en Grèce antique, la prise en charge des femmes enceintes et des parturientes (femmes en travail) a été considérée comme relevant essentiellement du cercle féminin.

Moyen Âge et Renaissance 

Avant la création de cette profession, les accouchements étaient assistés par des femmes appelées des matrones. En France, dans les registres paroissiaux, on rencontrait également le terme « sage-femme » pour désigner la matrone (par exemple dans le cas où elle avait dû ondoyer le nouveau-né) ou encore, de façon très marginale, celui d'« obstétrice ».

Le 22 décembre 1779, la première sage-femme exerçant à l'Hôtel-Dieu de Montmorency (Val-d'Oise) est nommée. Il s'agit d'Élisabeth Bourgeois, femme du sieur Baudrang, chirurgien de l'Hôtel-Dieu.

Aujourd'hui 

Au XVIIIe siècle, une division s'est faite entre la pratique chirurgicale (qui relevait, elle, du chirurgien), et celle des sages-femmes. L'essor de la science, associé peut-être à un certain mépris, voyait dans la pratique ancestrale et prétendument folklorique des sages-femmes un art moins efficace et sûr. Au XIXe siècle, en Angleterre, la plupart des naissances étaient assistées par un chirurgien.

Nouvelles tendances 

La profession de sage-femme, une des plus anciennes qui soit, est aussi une des plus méconnues du grand public.

Ce défaut de connaissance s’explique sans doute par un défaut de reconnaissance : blottie au carrefour de plusieurs professions, il semblerait que le sage-femme ait peiné à délimiter son propre espace, son propre champ de compétences.

Depuis 1982, en France, la profession s’est ouverte aux hommes sages-femmes. Les termes de « maïeuticien » et d'« accoucheur » figurent également dans le dictionnaire, mais « sage-femme » reste l'appellation la plus courante pour les praticiens des deux sexes ( l'étymologie du mot "sage-femme" signifiant " qui possède la connaissance de la femme"; ainsi, les hommes peuvent aussi bien utiliser cette dénomination).

Il s'agit d'une profession médicale à compétence définie (et non pas limitée, ce terme ne figurant à aucun moment dans la législation française).

En France, pour devenir sage-femme, il faut désormais faire une première année de médecine, passer le concour et passer quatre ans à l'école. Ainsi, sur le plan universitaire, en France, le défi actuel est d'intégrer les acquis de la formation de SF au système LMD (Licence-Master-Doctorat) et d'encourager les voies de la recherche par ce biais. L'objectif du conseil de l'ordre est donc d'obtenir pour tout diplôme d'État une équivalence master, soit baccalauréat+ 5.

 

source  :

wikipédia